Cliniques Universitaires

HISTORIQUE

Autrefois dénommée  » Clinique Médicale de Bukavu » l’Hôpital Universitaire de Bukavu a
été construit aux environs de 1936. Aucun document n’existe à ce sujet à la suite des
évènements de triste mémoire de 1964 et de 1967, respectivement la rébellion de Pierre
Mulele et le mercenariat de Jean Schramme.
Cet hôpital a été construit pour les européens à la période coloniale ; il s’appelait alors
« Clinique pour européens ». Après le départ du colonisateur cette appellation fut
changée en « Clinique Nationale de Bukavu ». En ce moment-là elle était fréquentée par
les indigènes qu’on nommait les » Évolués ».
L’arrêté No 001/57/CAB/PROGOUV/68 revu les tarifs d’hospitalisation et des soins et
donna un nouveau nom, la « Clinique Médicale de Bukavu ».
En 1998, la clinique médicale de Bukavu changera encore une fois d’appellation et
deviendra « Hôpital MUHANZI ». Il sera cédé au Centre Universitaire de Bukavu,
actuellement Université Officielle de Bukavu (UOB) par la convention de partenariat No
1250/CABMIN/BYY/PT/0002/2005 du 22 Juillet 2005.
Depuis cette date il s’appellera « Hôpital Universitaire de Bukavu » suite à sa nouvelle
vocation scientifique et depuis peu ce nom a été remplacé par « Cliniques Universitaires
de Bukavu ».

LOCALISATION

Les Cliniques Universitaires de Bukavu sont situées à l’Est de la République Démocratique
du Congo (RDC) dans la province du Sud Kivu, au carrefour des trois communes de la
ville de Bukavu à savoir IBANDA, KADUTU et BAGIRA.
Elles se trouvent sur la route de Katana, à moins d’un kilomètre de la place de
l’indépendance, au bord du lac Kivu dont elles sont séparées par la route sur avenue
CIBERA N°1, quartier NKAFU, Commune de KADATU.

ORGANISATION

Les Cliniques Universitaires de Bukavu sont sous la gestion administrative de l’Université
Officielle de Bukavu (UOB). Les CUB organisent en leur sein un Centre hospitalo-universitaire avec plusieurs départements en l’occurrence la Médecine Interne, la
Pédiatrie, la Gynécologie-Obstétrique, la Chirurgie et d’autres spécialités comme
l’ophtalmologie, la neuropsychiatrie, la dermatologie, la dentisterie et ORL. Les CUB
organisent aussi un centre des urgences et catastrophes, un centre de recherche
multisectorielle en santé et un centre de médecine légale.

 RESSOURCES HUMAINES

Les CUB jouissent d’un personnel médical qualifié et des médecins spécialistes, répartis
dans tous les départements médicaux ci-haut cités, mais aussi d’un personnel
médicotechnique, paraclinique et administratif adéquat.
Il sied de signaler aussi le retour dans un futur proche de plusieurs médecins partis en
formation pour la spécialisation dans différents domaines de la médicine.

RESSOURCES MATERIELLES

Actuellement les CUB se sont dotées de certains appareils biomédicaux et d’autres
mobiliers. Mais aussi dans le cadre de la riposte contre la COVID-19 certains partenaires
de bonne foi ont subvenu en matériel, équipements de protection et consommables
médicaux.

RESSOURCES FINANCIERES
Les CUB fonctionnent à 70% avec les fonds issus des frais d’hospitalisation, les frais
d’examens de laboratoire, de médicaments, d’examens d’imagerie et les paiements des
assurances (SNEL, REGIDESO, F. LOGISTIQUE, BENEVOLENCJA, AGENT OUB,
REMUSACO, Mutuelle des étudiants, CIGNA).
Les 30% sont principalement couverts par le financement de l’Université Officielle de
Bukavu et les frais issus de certificats d’aptitude physique.

PERCEPTIVE D’AVENIR

Le comité de direction actuel a trouvé les CUB dans une situation de dégradation avancée
sur tous les plans et s’est défini l’objectif de redorer d’abord l’image de cette alma mater
pour la rendre plus compétitive dans la sphère des structures hospitalières de niveau
tertiaire et surtout des cliniques universitaires sous d’autres cieux.
Le plan d’action du comité de Direction s’est axé essentiellement sur trois pilier à savoir :
– L’informatisation du système de gestion ;
– La réhabilitation de l’infrastructure et
– La préparation du cadre pour accueillir le troisième cycle en médecine. 

 

 

Menace de spoliation

Les espaces vides étant convoités dans la ville de Bukavu, le site des Cliniques
Universitaires de Bukavu est exposé quotidiennement au risque de spoliation car il est
l’un des rares sites du domaine public ayant de plus d’espaces vides non exploités.
D’une part le marché appelé communément « marché de chèvres » constitue une menace
étant donné l’implication des certaines autorités municipales de cette entité.
Il y a aussi des toilettes publiques érigées en dure gérées par le marché « Beach
MUHANZI ».
D’autres par il y a un moulin installé de façon illicite dans le site, à mainte reprise nous
avons adressé au propriétaire de sommation en déguerpissement, malheureusement
celui-ci résiste toujours.
Enfin, il y a aussi les voisins des Cliniques Universitaires qui ne cessent de déplacer leurs
bornes pour élargir leurs espaces.

Menace d’érosion et affaissement du sol 

Un problème d’affaissement du sol s’observe dans le quartier NKAFU. Le site des
Cliniques Universitaires de Bukavu n’est pas épargné.
Du côté de l’Institut des Techniques Médicales, les érosions et l’affaissement du sol ont
déjà fissuré les murs du bâtiment dudit institut qui présente actuellement un danger pour
les élèves ainsi que les enseignants.

Si les précautions ne sont pas prises, les CUB peuvent aussi être touchées.

Recommandations

1. Eriger une clôture autours de la concession du site des Cliniques Universitaires de
Bukavu pour la protéger contre toutes ces menaces de spoliation.
2. Que le Comité de Gestion de l’UOB s’implique dans la démarche
d’assainissement du site en demandant la délocalisation du marché des chèvres
et les toilettes publiques sans préavis.
3. Que l’Institut de Techniques Médicales soit délocalisé pour éviter les éventuelles
pertes des vies humaines liées à l’effondrement du bâtiment.

Principales difficultés rencontrées 

– La pandémie de COVID-19
– Cas d’insolvabilités : beaucoup des gens incapables de payer leur facture après
les soins, les mutuelles de santés du REMUSACO ne nous facilitent pas la tâche
– Les notes de débit qui ne sont pas payées à temps pour nous permettre de faire
face à certaines urgences de l’hôpital.
– Certains projets clés ne trouvent pas de financements pour être menés à bon port