RDC-ESU : Dans un procès fictif, des étudiants en droit à l’UOB et UCB sensibilisent contre le harcèlement sexuel

Après une formation de plusieurs jours, 20 étudiants en droit à l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et Université Catholique de Bukavu (UCB) ont sensibilisé contre le harcèlement sexuel en milieux académiques.

C’était vendredi 30 juin 2023 dans la cour intérieure de l’Université Officielle de Bukavu à Karhale en commune de Kadutu.

Ce procès fictif avec comme slogan « pour arrêter le harcèlement, il faut en parler » visait à sensibiliser toute la communauté université contre cette antivaleur et que les lois en vigueur au pays condamnent les auteurs reconnus coupables de harcèlement sexuel.  

Le recteur de l’Université Officielle de Bukavu, P.O KAHINDO MUZUSA NGABO Charles a remercié les partenaires qui appuient des activités pareilles et invite toute la communauté universitaire à briser le silence.

« Nous remercions tous ceux qui appuient ce type d’activité qui rend de plus en plus la formation professionnelle et pragmatique comme la tutelle le souhaite dans le cadre de la réforme. L’UOB a promis d’appuyer totalement la tutelle dans le cadre de la reforme en organisant la recherche, l’enseignement mais aussi en rendant des services à la communauté. Aujourd’hui nous savons que l’un des problèmes de la communauté est d’ordre étique avec des cas de harcèlement sexuel qui font légion dans notre société. Ici à l’UOB, le comité de gestion que je pilote, a décidé de prendre les taureaux par les cornes et de ménager aucun effort contre toute forme de harcèlement au sein de l’UOB. Déjà, il y a des cas qui ont été sanctionnés et des agents ont perdu leurs places. A l’UOB, le harcèlement sexuel c’est tolérance zéro. Le harcèlement ne concerne pas seulement les étudiants, c’est à la fois aussi au sein des enseignants et des agents.  Les étudiants sont aussi parfois responsables de harcèlement et personne ne sera épargnée, chacun sera sanctionné proportionnellement à son acte. Nous encourageons toute la communauté à dénoncer tout cas de harcèlement et le comité de gestion fera tout pour lutter contre ce fléau qui ronge la société », a-t-il déclaré.

Il précise qu’une commission d’éthique sera installée au sein de l’UOB pour éradiquer ce fléau.

Par ailleurs, la représentante de la GIZ à cette activité a salué cet exercice réalisé par les étudiants. Elle a invité tous les étudiants à être des acteurs de changement.

Pour sa part, le doyen de la faculté de Droit à l’UOB, professeur Pierrot CHAMBU souligne que les activités de sensibilisation vont se poursuivre pour stopper le harcèlement en milieux académiques.

Cette activité appuyée par la GIZ dans le cadre du projet ProPaix a notamment connu la participation de plusieurs autorités académiques, étudiants et enseignants notamment le secrétaire administratif de l’UOB, CT patient CAGALINE et le doyen de la faculté de Droit de l’UCB. Des certificats ont été remis aux étudiants qui ont participé à la formation qui a précédé cette activité.

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